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Bilan du premier semestre 2026 et perspectives sur la sécurité d'approvisionnement pour les prochains mois

Illustration BE S1 2026 - rognée
RTE publie aujourd’hui le Bilan du premier semestre 2026 ainsi que les perspectives pour les prochains mois

La consommation d’électricité française, corrigée des effets météorologiques et calendaires, a montré au premier semestre 2026 des signes de très légère reprise (+1 %) par rapport au 1er semestre 2025, même si la pérennisation de cette légère hausse au cours du second semestre 2026 et au-delà n’est pas encore acquise et ne permet pas à ce stade de conclure quant à l’engagement d’une véritable inflexion de la consommation d’électricité pour atteindre les objectifs publics.

La production française a continué de progresser, atteignant 284,3 TWh sur le premier semestre 2026 (+4,6%) par rapport au premier semestre 2025, portée par les filières nucléaire, éolienne et solaire, avec un niveau inédit de décarbonation pour un premier semestre (95,2%).

La stabilité de la consommation électrique brute, combinée à l’abondance de la production décarbonée, a conduit à un nouveau record d’exportations nettes pour un premier semestre (solde exportateur de 51,0 TWh).

Dans le prolongement d'une tendance avérée depuis le début de l’année 2024, les prix spot et les prix à terme français sont restés découplés de ceux de la plupart des pays voisins du fait de l’abondance de la production décarbonée par rapport à la consommation nationale. En parallèle, le nombre d’épisodes de prix négatifs a augmenté et s’accompagne de l’apparition de prix fortement négatifs. La volatilité des prix s’est ainsi accentuée. 

Ces résultats sont conformes aux analyses prévisionnelles de RTE, détaillées par exemple dans le dernier Bilan prévisionnel. En particulier, ils mettent en évidence la forte sollicitation du réseau dans les situations combinant faible consommation et forte production, notamment au printemps et confirment le besoin des renforcements programmés du réseau et de développer la flexibilité de la production et de la consommation pour assurer la gestion de ces épisodes. 

La situation pour l’été 2026 apparaît favorable en matière d’équilibre offre-demande en électricité. 

Les pointes de consommation hebdomadaire devraient se situer à un niveau stable par rapport à l’année dernière à température normale et pourraient atteindre près de 60 GW en période de canicule (comme lors des périodes caniculaires de fin juin et début juillet). En cas d’accélération de l’équipement en climatisation au cours de l’été par rapport aux rythmes observés jusqu’à fin juin, ces niveaux pourraient être ponctuellement et légèrement dépassés, tout en restant très significativement inférieurs aux pointes de consommation observées en période hivernale (qui s’établissent historiquement autour de 90 GW).

Dans l’ensemble, du point de vue de l’équilibre offre-demande national, même en tenant compte de possibles effets de la canicule sur la consommation et la disponibilité de la production, et même en tablant sur un développement de l’usage de la climatisation, la disponibilité du parc de production devrait rester largement suffisante pour assurer l’approvisionnement en électricité en France. 

Retrouvez l’ensemble des analyses dans le rapport :