Les énergies fossiles représentent près de 60 % de la consommation énergétique française, l’électricité moins de 30 %
La consommation d’énergie en France est encore très largement dépendante des combustibles fossiles, en majorité importés. Ces derniers représentent près de 60 % de la consommation d’énergie finale du pays (57 % en 2023, dernière année pour laquelle les données sont disponibles), alors que l’électricité ne compte que pour environ 27 %.
La stratégie française pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et lutter contre le changement climatique dans les années à venir prévoit tout d’abord une réduction de la consommation d'énergie, notamment grâce aux progrès de l’efficacité énergétique mais également grâce à des actions de sobriété, et en même temps le remplacement des énergies fossiles par des sources d’énergie décarbonées, dont une part importante d’électricité. C’est ce que désigne le terme « électrification des usages » : la substitution des énergies fossiles par de l’électricité lorsque cela est possible et sans incidence majeure sur l’usage final (par exemple, passage d’une chaudière à gaz à une pompe à chaleur pour le chauffage, ou d’un véhicule thermique à un véhicule électrique). Cette stratégie, similaire à celle des autres pays européens, impliquera ainsi une augmentation de la part d’électricité dans la consommation énergétique finale. Par ailleurs et alors que le contexte géopolitique est de plus en plus incertain, électrifier est également un moyen de renforcer la souveraineté française.
Ce transfert du fossile vers l’électricité est, dès maintenant, d’autant plus intéressant en France que le système électrique y est déjà largement décarboné, et la production nationale abondante : les émissions de gaz à effet de serre par kWh produit et consommé sont parmi les plus faibles d’Europe et le développement du parc de production se fait essentiellement par des moyens décarbonés.