L'ambition de réduire les imports de combustibles fossiles peut désormais s'appuyer sur de nombreux projets d'électrification qui ont déjà sécurisé leur accès au réseau pour les prochaines années
Les énergies fossiles (pétrole, gaz, charbon) restent aujourd’hui prédominantes dans la consommation d’énergie finale en France : en 2024, elles représentaient environ 56 % de la consommation en France métropolitaine, tandis que l’électricité ne comptait que pour 27 %1. Cette consommation importante d’énergies fossiles est à l’origine de l’essentiel des émissions de gaz à effet de serre du pays.
L’analyse des données historiques montre que l’électrification a suivi différentes tendances selon les périodes. À la fin du XXe siècle, la part de l’électricité dans la consommation finale a augmenté progressivement, sous l’effet de l’électrification partielle de certains usages comme l’eau chaude sanitaire et le chauffage, passant d’environ 10% en 1970 à 26 % en 2010. Depuis cette date, le taux d’électrification de l’économie a maintenu une relative stabilité.
Alors que l’électrification doit permettre d’accompagner la bascule des énergies fossiles vers les énergies bas-carbone nécessaire à l’atteinte des objectifs climatiques et de souveraineté énergétique (voir les analyses du Bilan prévisionnel ou des Futurs énergétiques 2050), les tendances récentes montrent donc que ce mouvement n’est pas encore concrètement engagé.